Appart'hôtel Primavéra à Amélie-les-Bains Résidence Appart'hôtel PRIMAVERA Amélie-les-Bains 100 mètres des THERMES
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Amélie les Bains histoire

Amélie-les-Bains 2000 ans d'histoire Appart’hôtel Primavéra

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Amélie, Amélie à ta source thermale

A tes bains tant vantés arriverai-je enfin !

Et verrai-je, aujourd'hui, dans la vapeur opale,

Le pic du Canigou qui doit être voisin ?...

C'est au fond d'un vallon que se trouve Amélie,

Qui portait autrefois le nom dels Banys 

 

Ainsi s'exprimait, à la fin du siècle dernier, un curiste, poète à ses heures,

dans un recueil destiné à louer les bienfaits de la station thermale.

Les années ont passé mais chacun découvre toujours avec plaisir Amélie enchassée dans son écrin de verdure. Le curiste rencontre ici les richesses de la thérapeutique hydrominérale associées aux bienfaits d'un climat exceptionnel par sa douceur, son air et sa luminosité.

 

BIEN AVANT LES GAULOIS

Le site d'Amélie fut vraisemblablement habité dès la préhistoire et la découverte en 1969, à Montbolo, d'ossements humains datant du néolithique a permis d'affirmer la présence de l'homme dans cette vallée à proximité des sources. 

Un autre témoignage d'un habitat ancien nous est fourni par la découverte d'une vingtaine de blocs gravés mis à jour au cours de la grande crue du Tech en 1940. Ces blocs de gneiss, dont certains pèsent jusqu'à deux tonnes, proviendraient du démantèlement d'une moraine glacière du Canigou. 

Roulés par le flot tumultueux du Tech, déposés dans le quartier de la Petite Provence, ils n'auraient été gravés qu'ultérieurement, à une époque où l'homme du Vallespir connaissait déjà l'outil de fer forgé vraisemblablement à proximité des pentes du Canigou. 

Ces inscriptions, en creux, d'une longueur de dix à vingt centimètres, restent cependant pour nous indéchiffrables. 

Il pourrait s'agir d'un alignement de type cromlech datant de l'âge de fer et dédié peut-être au culte du soleil. La découverte de ces blocs dans le quartier de la Petite Provence, considéré comme le lieu le plus ensoleillé et le plus abrité d'Amélie, confirmerait que nos ancêtres, en plaçant dans cette boucle du Tech, ces énormes pierres avaient, dès l'époque la plus reculée, apprécié la douceur de ce microclimat à proximité de sources thermales jaillissantes dans un un bouillonnement de vapeurs brûlantes.

 

Amélie-les-Bains sous la domination romaine

La région sous la domination de tribus gauloises appartenant à la nation volques ; mais les luttes entre peuples facilitent rapidement la domination romaine.

 
En 122, le proconsul Domitius Ahénobarbus vainc les Allobroges. Il améliore l’ancienne voie d’Héraclée, construisant la Via Domitia, d’où part la Via Vallespiriana pour desservir les sources des Aquae Calidae, correspondant l’actuelle Amélie-les-Bains  (els Banys) 
 
La Gaule Narbonnaise est divisée en quatre pays ou « pagi », dont le Pagus Vallis Asperi.

 
À partir du IIIe siècle, apparaît la première carte routière des régions sous domination romaine.

Recopiée à la Renaissance par un érudit allemand, elle nous est parvenue sous le nom de carte de Peutinger et indique l'emplacement d'Amélie sous le terme d'« Arulae », c'est-à-dire petits autels, en hommage à un culte sacré rendu aux sources. ce nom se transformera ensuite en Arles.


Damona ou Sirona, les nymphae, les fatae ou Fées et surtout les Proximae, protectrices des sources thermales.
On trouve ensuite Borvo, considéré comme le dieu thermal par excellence.
Ce nom, d'origine celtique qui signifie
"bouillonnant" ; se transformera, se latinisera en Bormo, en Bormanus pour donner des noms devenus célèbres comme: Bourbonne, Bourbon-Lancy, Bourbon-l'Archambault et la Bourboule. L'invasion romaine entraîne une superposition puis une assimilation des divinités.
Au polythéïsme gaulois, se surajoute bien vite le polythéïsme romain.



Les Romains, pionniers en matière de thermalisme, construisent ou rebatissent sur notre sol de splendides thermes dont les restes dans la station d'Amélie en sont un magnifique exemple.

 
L'importance des vestiges, le marbre, les fresques, les riches mosaïques colorées, tout concourt à prouver le rôle primordial des thermes dans la vie romaine.
Il est vrai que la journée du praticien comportait un passage quotidien et salutaire aux thermes.

L'établissement, après un vaste péristyle orné d'autels renfermait l'atrium, lieu d'attente et de repos qui s'ouvrait sur les différentes pièces fonctionnelles; l'onctarium réservé aux parfums et aux huiles, les piscines avec leurs gradins, l'étuve ou caldarium, le trépidarium richement orné, lieu de rendez-vous des masseurs, des épileurs, des esclaves qui passaient le strigile, enfin le frigidarium ou salle de bains froids.

Que reste-t-il de ce riche passé dans la station? Longtemps, les vestiges se réduisirent à une petite piscine classée monument historique dès 1905.
Des fouilles, puis des travaux de captation et d'amélioration du griffon du Gros Escaldadou devaient permettre au colonel Puiggari, en juin 1845, la mise à jour de monnaies à l'effigie de César et des deux fils d'Agrippa, Caius et Lucius, de très nombreuses poteries, de moules à grain et d'exvoto sous forme de feuilles de plomb recouvertes d'inscriptions où se mêlent le latin et la langue locale.
Parmi les inscriptions relevées, on retrouve fréquemment les mots << Kantas Niskas >> et l'invocation « Kantas Niskas Rogamos Vos, Sanate Nos », « nous vous demandons de nous guérir ». Selon les spécialistes, Niskas aurait la même origine que << Nixes », terme employé pour décrire les divinités des eaux.

Quant aux autres constructions romaines, elles semblent avoir été détruites ou murées au siècle dernier pour faciliter l'exploitation de l'établissement thermal comme le prouve une description d'Henry en 1835: « les bains étaient construits sur un plan très vaste autant qu'on peut en juger par les restes anciens qu'on retrouve encore aujourd'hui...

La seule partie de l'antique établissement thermal qui se soit bien conservée jusqu'à ce jour, consiste dans la salle où se trouvait le grand bassin commun ou « lavacrium ».
Cette salle est un parallélogramme orienté est-ouest de 22,40 m de long sur 12 m de large et 11,20 m de haut est la voûte romaine de grande dimension la mieux conservée du monde romain. 

Amélie-les-Bains, appart'hotel PRIMAVERA vous raconte

Amélie-les-Bains et les invasions

Le sac de Rome en 410 par les « barbares » marqua le déclin de l'hégémonie romaine et, à partir du Ve siècle, le Roussillon passa sous domination wisigothe. À l'avènement de Clovis, ce royaume englobait Gibraltar à la Loire, les deux niveaux du territoire autrefois soumis aux empereurs de Ravenne, mais la bataille de Vouillé entraîna la mort d'Alaric et l'effondrement de la domination wisigothe, qui ne conserva que la Septimanie ou Gothie.
La mort du prophète Mahomet, prêchant la guerre sainte, provoqua une vague musulmane  d'abord en Asie Mineure, puis en Afrique, en Espagne, et enfin en Roussillon, Ils ne resteront en roussillon que 35 ans et 75 ans en catalogne vieille.
En 778, Charlemagne facilita l'immigration en  accordant un droit de possession, « d’immunité », sur les terres incultes.
Parmi ces immigrants, un moine espagnol, Castellan, « venu des contrées d’Espagne occupées par les maures, par un étroit sentier », il fonda vers 780 une modeste abbaye dédiée à Sainte-Marie sur les ruines des thermes romains.
Le 17 septembre 820, Louis le Pieux accorda à Castellan « le privilège d’immunité », comme le prouve ce texte ancien :
« Le vénérable Castellan, abbé du monastère Sainte-Marie, étant venu à nous, nous avons appris qu’il avait lui-même, avec ses frères, construit un monastère dans d’anciens bâtiments, dans la vallée appelée Asperia.
La population afflue autour de l’abbaye ; un village fut créé dans les moulins restaurant les griffons, canalisant les sources.
En 832, le vénérable Castellan mourut. Il sera remplacé tour à tour par Babila, par Ressendus et par Recimirus.